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La gestion durable d'un parc d'activité économique

Le zoning de Burtonville

introductionIntroduction
Qu’est-ce exactement une gestion durable pour un zoning tel que celui de Burtonville ? C’est ce que l’on va essayer d’expliquer par ce dossier.
Il a pour but de démontrer qu’il y a des solutions à toutes les nuisances. Il explique par la théorie et par des cas concrets tout ce qui se fait au niveau des technologies environnementales, depuis des années, dans d’autres pays, d’autres secteurs économiques mais surtout aussi dans les entreprises de la filière bois.
Cette étude prouve que l’on peut aller plus loin que ce que Idélux émets comme propositions, pour cela il faut une vrai concertation entre les pouvoirs communaux et les industriels afin d’avoir une réelle volonté de résoudre les problèmes actuelles.

Pour le zoning de Burtonville, la difficulté est de penser à l’envers puisque l’implantation d’une société lourde tel que Spanolux, n’a pas été pensé dans le cercle de la vie écologique. Même si des avancées on été faite au cours de l’extension par cette entreprise, on ne peut comprendre que certaines technologies existantes depuis des années n’aient pas été pensée au moment de sa construction (rejets COV, bruits, odeurs, eaux…).
Planter des arbres pour rendre le cadre de proximité de l’entreprise attrayante, c’est bien mais l‘écologie industrielle, c’est bien plus…
Elle permet de créer de nouveau champ d’action permettant aux acteurs industriels de diminuer l’impact de leur activité sur l’environnement. Au-delà d’un système de management environnemental classique (iso 14001), l’utilisation des meilleures technologies disponibles, lorsqu’elles sont économiquement intéressantes, dépassent le cadre de l’entreprise. Leurs effets sont concrètement mesurables à l’échelle du système. La compétitivité de l’entreprise s’en trouve également renforcée : économie de matières premières, de traitement de déchets, voire gains lorsque les déchets acquièrent une valeur marchande.


La protection de l’environnement peut ainsi générer des gains.

Cette approche a conduit à la conception d’un nouveau mode de développement intégrant de manière opérationnelle ces idées : le développement éco-industriel. Le développement éco-industriel est un développement basé sur un échange entre les entreprises qui coopèrent les unes avec les autres afin de partager efficacement les ressources (informations, matières, eau, énergie, infrastructure) permettant des gains économiques et environnementaux pour tous.
Le DEI reprend naturellement l’idée de bouclage des flux de matières et d’énergie. Les déchets et surplus énergétiques des uns, au lieu d’être éliminés (décharge, incinération) ou rejetés dans le milieu (vapeur rejetées à l’atmosphère) deviennent alors des ressources pour d’autres. Ce type de valorisation n’est pas révolutionnaire : les pratiques de recyclage existent depuis la nuit des temps (le fumier en agriculture , les sous-produits pétrolier en bitume pour les travaux public...). L’originalité du développement éco-industriel est de systématiser ces échanges au sein d’un territoire. Ce procédé de DEI peut être appliqué pour le zoning de Burtonville. Nous en reparlerons ultérieurement dans les solutions proposées.



Les axes d’une gestion durable

Une gestion durable des parcs d’activités favorise un développement homogène des régions en intégrant une dimension économique, environnementale et sociale. Cette gestion repose sur le partenariat entre les entreprises et les communes. Elle doit favoriser la mise en place d’une gestion collective par les entreprises au niveau des services, des besoins et de l’emploi.

Les trois axes d’une gestion durable sont :

- l’économie : assurer la pérennité et le développement commercial des entreprises implantées,
- l’environnement : anticiper les impactes sur l’environnement du parc et aider les entreprises à résoudre tous les problèmes liés à une activités industrielles,
- le social : faciliter l’accès à l’emploi , améliorer les conditions de travail des employés et favorisés les retombées sur la région.

La politique globale environnementale se décline :

1) Des actions vers les entreprises du parc :

-l ' accompagnement des entreprises dès les premières discussions : analyse de l'impact sur l'environnement, prise de contact avec les élus et les administrations,
-l'information : création de fiches de sensibilisation à l’environnement et aux systèmes de management pour le personnel d’entreprises, réalisation d’un guide Qualité Environnementale pour informer les donneurs d’ordre et les aider à se fixer des cibles QE,
- la mise en place de services communs : station d'épuration, réseaux d'assainissement, dispositif de surveillance de la nappe phréatique,
- la cartographie du bruit à l’échelle du parc,
- L'accompagnement des industriels avec la création d'outils spécifiques comme les audits inter-entreprises, des réunions environnement, un groupe de travail prévention des risques,
- des actions de communication : déclaration environnementale, visites, publications, salons professionnels…,
- la veille constante des impacts écologiques,
- la création d'une base de données Hygiène Sécurité et Environnement des industriels et réalisation de pré-diagnostic environnement.

2) Une harmonie de l'architecture :

- une architecture de qualité, un souci d'harmonie et de continuité,
- les conseils et l'expertise d'un paysagiste et d'un architecte-coloriste,
- l'exigence d'une intégration par le respect du lieu.

3) Une qualité des aménagements :

- la recherche d'une qualité esthétique par les plantations,
- les conseils et l'expertise d'un paysagiste et d'un architecte-coloriste,
- la mixité et la qualité de vie assurées par de grands espaces boisés agrémenté de tables et bancs,
- le principe des buttes plantées.



Comment élaborer un parc d’activité durable

Aujourd'hui peu d'entreprises se lancent dans ces démarches d'écologie industrielle pour différentes raisons dont un manque de culture sur le sujet. Néanmoins, des opérations d'écologie industrielle existent à travers le monde comme par exemple : Kalundborg au Danemark ou les démarches zéro émission au Japon. De même, de nombreux projets sont en cours de réalisation au Canada. En France, des opérations se mettent en place comme sur le Parc Industriel de la Plaine de l'Ain ou dans la région de Dunkerque avec l'Association Ecopal. Afin d'inciter l'émergence de ces actions, des acteurs se mobilisent avec par exemple la création d'un Pôle français d'écologie industrielle (www.france-ecologieindustrielle.fr).

Néanmoins, un important travail de sensibilisation et d'information reste nécessaire pour inciter les entreprises à développer des démarches d'écologie industrielle leur permettant de diminuer leurs impacts sur l'environnement et de réaliser des économies.


Elaboration du projet d’un parc d’activité durable :

• mise en place d'une équipe projet comprenant les différents partenaires et parties prenantes,
• formalisation de la gestion future du parc d'activités : nombre de personnes, budgets, entretien des différents espaces
• étude de marché : les opportunités, l'état de la concurrence, le niveau et le type de demande,
• analyse de l'existant au niveau du territoire pour les zones d'activités et les structures de gestion,
• élaboration de différentes stratégies de développement pour anticiper les aléas du marché et éviter ainsi une immobilisation sur le long terme de parcelles. ce qui peut se traduire par un aménagement par phase.
• création d'un plan d'aménagement qui favorise l'intégration du parc dans son Environnement et dans l'espace urbain et qui contribue aux actions environnementales des entreprises et des usagers,
• recherche d'une harmonie d'ensemble pour l'aménagement paysager et architectural,
• anticipation des besoins et des services dont la vocation ne pourra être définie qu'après l'implantation des entreprises par une réserve d'espace dédiée. Cet espace pourra servir à l'implantation de solutions de traitement, des commerces ou des services. De même, il est opportun de prévoir des espaces pour l'existence d'une vie associative sur le parc comme une salle de réunion et des bureaux,
• prise en compte de critères environnementaux dans la conception du parc d'activités : voirie, énergie, bâtiments publics, parcelles, réseaux, achats,
• proposition de services publics ou privés afin d'améliorer la qualité de vie et trouver des solutions collectives aux différents besoins des usagés du parc : crèche, restauration, transport, sport, déchets,
• concertation avec la population locale et les différents acteurs concernés dans la conception et la gestion du parc,
• élaboration de règles de fonctionnement du parc et mobilisation des moyens adéquats pour informer (plaquette, site internet) et accompagner (architecte ou paysagiste conseil) les entreprises et les usagers.



Le gain d’énergie pour tous.

La hausse des coûts de l’énergie et à la libéralisation des industries de l’électricité, vient de relancer le besoin pour les entreprises d’améliorer leur efficacité énergétique afin de réduire leurs frais d’exploitation, d’augmenter leurs bénéfices et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent aux changements climatiques.

Les activités industrielles sont de fortes consommatrices de ressources naturelles et génèrent un certain nombre de pertes comme les déchets ou les rejets liquides. Conscients de ces pertes, les entreprises se dotent de systèmes permettant de les limiter et de les traiter.

Malheureusement, ces approches reposent essentiellement sur un traitement à la fin, ou "end of pipe", qui ne favorisent que rarement la réutilisation et génèrent une concentration des pollutions (boues de station d'épuration ou cendres des usines d'incinération).

Il existe d'autres pertes qui sont plus rarement étudiées comme la chaleur, l'eau ou la vapeur, alors qu'elles pourraient être valorisées auprès d'autres entreprises. Ces échanges pouvant être sources de revenu pour les entreprises.



L’innovation environnementale au service du bois

L’innovation environnementale doit être la pierre angulaire de l’activité industrielle du bois. Ce secteur doit être un pionnier pour tous les autres de part la nature de sa principale matière première.

Comment ?
En adoptant des pratiques d’aménagement forestier durable tel CFC ;
En mettant l’accent sur la conservation de la biodiversité et de l’habitat faunique ;
En réduisant les effluents et notre consommation d’eau et amélioré la qualité de l’air ;
En transformant tous les déchets en matières premières pour fabriquer de nouveaux produits et de l’énergie pour les usines ;
En investissant dans le renouvellement technologique ;
En unissant les forces et en créant un pôle de recherche et développement pour le secteur du bois ;
En stimulant l’innovation technologique et d’améliorer la compétitivité de nos produits ;
En étant accessible et en communiquant vis-à-vis du particulier.


Page imprimée le 21/07/2017 à 22:25. | © ECOLO Vielsalm